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	<title>ADA 13</title>
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	<modified>2012-05-20T03:26:39Z</modified>
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	<copyright>Copyright 2012, No Author</copyright>
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		<title>Comment vivre « sa ville »</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<b>ADA 13</b>, association implantée depuis longtemps dans le 13e, et <b>le Pôle des sciences de la ville</b> (université Paris-Diderot) ont organisé une rencontre le 12 mars sur le thème du rapport des habitants à leur ville. La séance de projection de films était animée par  <b>Pascal Dibie</b>, ethnologue et co-directeur du PSV.<br /><br />- Il a montré les interviews d’habitants de Paris (quartier Chevaleret- Oudinet) : ils racontent d’où ils viennent, pourquoi ils se retrouvent dans le 13e , quels sont leurs trajets dans Paris près de 30 ans après leur emménagement, ce que représentent pour eux Paris et le 13e arrondissement. <br /><br />- En contre point, Pascal Dibie présente des interviews réalisées auprès d’habitants d’un quartier d’Auxerre de mauvaise réputation. Comme ceux de Paris, ces habitants sont très attachés à leur habitat et à leur quartier d’origine et minimisent les problèmes de sécurité qu’ils y rencontrent : plutôt ce quartier d’Auxerre qu’une villa sur la Croisette  <br /><br />- Un autre film de 2008 donne la parole au sociologue <b>Henri Coing</b>, trente ans après l’enquête qu’il réalisée dans le 13e (cf. son livre <i>Rénovation urbaine et changement social. L’îlot n° 4</i> (Paris 13e), Éd. Ouvrières, 1966). Celui-ci montre comment, au-delà de l’amélioration de l’habitat dans ce quartier classé insalubre, la rénovation a eu d’importantes répercussions sur la qualité et le coût du logement, sur les modes de vie et de consommation, sur la structure sociale de la population avec l’arrivée de nouveaux venus plus « bourgeois ».<br /><br />- L’urbaniste et géographe <b>Marcel Roncayolo</b>, a raconté comment, venu de Marseille, il s’appropriait Paris par petit bout, en arpentant la ville.<br /><br />Cette soirée a été riche. Trop riche car nous n’avons pas eu le temps d’échanger après tous ces témoignages. Que ceux qui y ont participé donnent leur commentaires dans ce blog.<br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry120320-000034</id>
		<issued>2012-03-19T00:00:00Z</issued>
		<modified>2012-03-19T00:00:00Z</modified>
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		<title>Le premier baromètre de la concertation et de la décision publique</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<center>Le premier baromètre de la concertation et de la décision publique<br /></center><i></i><b></b><br />Cette enquête a été réalisée en juin et juillet 2011 par Harris Interactive  pour le compte de Res Publica. Ce cabinet conseil, spécialisé dans la stratégie de la concertation, travaille avec des collectivités locales et des administrations publiques pour mettre au point des processus de participation publique destinés à rendre les décisions plus performantes et efficaces. L’objectif de ce premier baromètre est de connaître l’opinion des Français sur la manière dont sont prises les décisions, notamment au niveau local, et sur la façon dont ils peuvent participer à la préparation de ces décisions.<br />Au vu des résultats, l’intérêt des Français pour la concertation est manifeste : deux tiers d’entre eux en ont entendu parler et un tiers déclare y avoir participé. Ils ne confondent pas démocratie participative et démocratie représentative et ne souhaitent pas substituer l’une à l’autre. Deux tiers d’entre eux pensent que les élus prennent en compte l’avis des citoyens avant de prendre une décision mais ils sont nombreux à avoir un doute vis-à-vis de  la sincérité du processus qui servirait de leurre.<br />Pour les Français, une bonne décision est celle qui respecte l’intérêt général (91 %) et qui a fait l’objet d’une discussion avec ceux qu’elle concerne (86 %). Ils sont donc  80 % à penser qu’il faut développer les pratiques de concertation et la participation des citoyens, notamment auprès de ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre la parole (jeunes, populations défavorisées).<br />Les démarches de concertation sont obligatoires pour les projets d’urbanisme ou d’aménagement (48 %), la vie de quartier (46 %) et les projets de transports (32 %) mais ils peuvent concerner d’autres thèmes (déchets, eau…). 57 % des Français demandent un élargissement de la concertation à tous les sujets : ceux de leur vie quotidienne avec en priorité transports, déplacements et stationnement (45 %) mais aussi aménagement et urbanisme (45 %) ; et dans une moindre mesure nuisances (33 %), logement (27 %), propreté (26 %) et sécurité (39 %). <br />Les Français font davantage confiance, pour prendre une bonne décision, aux élus des communes (60 %) qu’aux députés et sénateurs (34 %), au président de la République (29  %) et aux ministres (27 %).<br />Enfin l’opinion de ceux qui ont participé à un processus de concertation est globalement positive : ils ont appris quelque chose (80 %), ils y ont pris plaisir (66 %), ils ont pu y faire prévaloir leurs arguments et points de vue (64 %). 61 % des Français considèrent que le débat auquel ils ont participé a été utile et 54 % déclarent que ça leur a donné envie de s’impliquer davantage dans la vie de leur commune. Ils sont pourtant quelques-uns qui estiment avoir perdu leur temps (28 %) ou avoir trouvé les échanges trop techniques (20 %).<br /><br />Vous trouverez les résultats de ce baromètre sur le site <a href="http://www.barometre.respublica-conseil.fr." target="_blank" >www.barometre.respublica-conseil.fr.</a><br /><br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry120220-152913</id>
		<issued>2012-02-20T00:00:00Z</issued>
		<modified>2012-02-20T00:00:00Z</modified>
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		<title>Aires de Rien L&#039;EXPO DES HABITANTS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry120220-152629" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<br /><center>Aires de Rien<br />L&#039;EXPO DES HABITANTS</center><b></b><br /><br />Depuis 2009, une étude participative est financée par le conseil de quartier n° 8 (Bibliothèque Dunois Jeanne d’Arc) pour aménager les « aires de rien », ces zones délaissées, oubliées, peu attractives ou désordonnées. L’étude est menée par un groupe de travail ad hoc, constitué d’une quinzaine habitants qui connaissent bien les lieux dont ils ont un usage quotidien. Ce groupe est animé par un architecte, Jean-Marie Hennin. <br /><br />Ce n&#039;est ni par nécessité ni pour répondre à des « besoins » que les membres du groupe de travail ont désigné tel ou tel site comme délaissé urbain, c&#039;est plutôt par un « désir de ville », une envie joyeuse et créatrice de s&#039;approprier des espaces à ce jour sans âme, sans générosité ...<br /><br />Un plaisir de travailler, ensemble, à mettre quelque chose de soi dans son propre quartier, une fierté de retrouver ces dizaines d&#039;heures de réflexions et discussions, ballades et empoignades, sous la forme de préconisations et de dessins à présenter aux autres habitants du quartier.<br /><br />Puis, à la manière de ou en hommage à Eugène SUE et Léo MALLET qui, en leur temps, firent de Paris leur terrain de jeu, le groupe de travail a réuni ses aires de rien sous la banderole des <br />« nouveaux myst&#039;Aires de Paris »... <br />Pour partager sa riche expérience avec d&#039;autres Conseils de Quartier, avec d &#039;autres Parisiens, habitants, usagers, ou plus simplement amoureux de la ville...<br /><br /><br /><center>Ces nouveaux myst&#039;Aires de Paris sont exposés dans le hall de la mairie du 13ème, <br />du 20 février au 13 mars 2012, <br />vernissage le lundi 20 février à 19h30 en présence de M, le Maire du 13ème.<br /><br />VOUS Y ÊTES CORDIALEMENT INVITES...<br /></center><b></b>]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry120220-152629</id>
		<issued>2012-02-20T00:00:00Z</issued>
		<modified>2012-02-20T00:00:00Z</modified>
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		<title>Donner « malin » à studio-carton : recycler au lieu de jeter !</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110707-170214" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Allez vite découvrir  <i> <b>la Ressourcerie – studio carton</b> </i> , récemment installée dans notre 13e, au 3 de la rue Henri Michaux.<br /><br />Dans cette caverne d’Ali Baba, vous trouverez sûrement votre bonheur. Au plaisir de la découverte s’ajoute l’occasion d’y dénicher l’utile et/ou l’agréable.<br /><br />Le principe est simple : c’est un dépôt où vous pouvez donner tout objet, en bon état et de dimension raisonnable, dont vous ne voulez plus ou qui vous encombre, mais qui peut servir ou plaire à quelqu’un d’autre. Cet objet sera vendu à un prix abordable, estimé selon sa valeur, mais aussi selon l’intérêt qu’il y a à donner un coup de pouce pour en faciliter l’acquisition à ceux dont les revenus  laissent à désirer. C’est volontairement payant parce que l’acte d’acheter consacre un échange et la dignité de celui qui apporte son écot. Mais c’est volontairement bon marché.<br /><br />Parfois c’est plus cher, mais jamais excessif : il s’agit d’offrir un mode de consommation « responsable », partant de l’idée qu’il n’est pas obligatoire de jeter et de racheter, qu’on peut recycler un produit de « valeur » ou donner une nouvelle vie à ce qui à première vue peut paraître abîmé, démodé, inutile. Et là parfois intervient un travail de réparation, valorisation qui métamorphose l’objet de départ : les vieux cartons deviennent meubles, les fauteuils anonymes prennent des couleurs… C’est que des artistes interviennent pour faire un véritable travail de création et transformer des matériaux bruts ou des pièces de série en objets uniques et séduisants.<br /><br />Cette démarche s’inscrit dans l’idée de ne pas jeter à tout va, d’arrêter la course à la consommation facile, de limiter la production de déchets qui va finir par nous engloutir. Faire circuler ces objets, pouvoir en suivre le parcours, lutter contre le gaspillage, encourager le développement d’emplois de création artistique, c’est motivant pour ceux qui donnent. Aller  explorer, dénicher la bonne affaire, c’est utile dans une société qui laisse trop de laissés-pour-compte en chemin. <br /><br />Sans oublier que la ressourcerie est un lieu de rencontre, où l’on réfléchit aux circuits de la marchandise, où on est dans l’humain, où l’on renforce l’échange et le lien social.<br /><br />Il faut que cette entreprise puisse vivre, se développer, essaimer. Pour cela, il nous faut la pratiquer et la faire connaître. Il faudrait aussi qu’elle soit soutenue financièrement par des subventions qui encouragent une activité originale, très utile au plan social, économique et environnemental.<br /><br /><center><i>(voir le  site : <a href="http://www.maressourcerie.fr" target="_blank" >www.maressourcerie.fr</a><br /> et le blog : laressourcerie-studiocarton.blogdspot.com). </i></center>]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110707-170214</id>
		<issued>2011-07-07T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-07-07T00:00:00Z</modified>
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		<title>Trois petits tours, et puis s&#039;en reviennent...</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Il y a parfois de quoi se réjouir : nous pleurions &quot;notre&quot; banc, disparu de l’avenue de la sœur Rosalie qui, devant le local d’ADA 13, accueillait les habitants du quartier et les passants, en quête d’un petit repos ou d’un moment de détente, bienvenus dans cette ville bouillonnante. C’était aussi pour nous, les habitués du local, un lieu où s’attendre, se rencontrer, faire des apartés. Nous ne nous consolions pas de sa disparition.<br /><br />Et puis un beau matin, il est revenu, notre cher banc. Etait-ce que nous avions été entendus ? Ou bien sa réapparition était-elle programmée ? Je ne sais pas mais je me dis que, parfois, il y a de bonnes nouvelles et qu’il faut en faire des billets de « bonne humeur ». J’espère que ce sera la première étape d’une longue série de retrouvailles de nos bancs.<br /><br />Brigitte <br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110707-165625</id>
		<issued>2011-07-07T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-07-07T00:00:00Z</modified>
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		<title>Square le Gall : un espace libre pour tous</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Les habitués du square Le Gall sont heureux car depuis février ils peuvent cultiver, botaniser ou simplement admirer les plantations dans le jardin partagé qui vient d’être installé le long de la rue Emile Deslandres. C’est un lieu d’animation, de rencontre entre gens du voisinage.<br /><br />Mais ils ont aussi inquiets car est menacée une parcelle qui leur est chère, située derrière le Mobilier National. Ce terrain de 1230 m² a été acquis en 2007, à la demande du conseil de quartier, pour permettre les jeux de ballon qui depuis cette date font s’y rencontrer des jeunes de tous âges. Dans cet endroit charmant, préservé de la rumeur du monde et loin de la circulation automobile, bien d’autres usages coexistent également. Les activités se succèdent, sans problème d’horaires, et à la satisfaction des usagers, qu’ils soient ou  non habitants du quartier : les jeux de ballon spontanés, les activités de plein air des écoles, les activités artistiques et culturelles pour tous, la gym en groupe qui se pratique depuis si longtemps qu’elle est devenue symbole de ce square. Et bien sûr, pour chacun c’est un lieu de détente, de pique-nique, de spontanéité où on peut se retrouver, faire librement ce qu’on aime et c’est précieux  à une époque où on quadrille, on catégorise, on cloisonne. <br /><br />Les habitués veulent garder un accès libre et diversifié à cette parcelle. Ils s’opposent au projet d’y installer une cage pour jeu de ballons, un mastodonte de 12 m x 24, sur un sol plastique, sans dégagement. Ce projet dénaturerait un espace vert libre inestimable, dans cet endroit préservé où l’on oublie qu’on est  dans une grande ville. Ce serait la fin des activités multiples qui s’y côtoient. Rien n’empêche d’y maintenir les jeux de ballon qui s’y déroulent avec bonheur. Il est possible d’empêcher les sorties de ballon intempestives en installant des filets ou grillages, aussi efficaces, mais beaucoup plus légers que les cages. Et celles-ci sont-elles véritablement intéressantes si elles rendent la surface de jeu trop exigüe pour jouer normalement ?<br /><br />Rien n’empêche de rechercher dans le quartier d’autres espaces susceptibles d’accueillir les jeunes et leurs jeux ?  Sous le métro aérien, au lycée Rodin ? <br />Les habitants ne veulent pas être mis en cage, ils résistent et pétitionnent car ils veulent conserver leur lieu et ses usages.<br /><br /><br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110707-164152</id>
		<issued>2011-07-07T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-07-07T00:00:00Z</modified>
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		<title>Faire de la Halle Freyssinet une vitrine au service de l&#039;art de construire</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<center></center><img src="images/HalleSernam071009_Tiff.jpg" width="400" height="287" border="0" alt="" /><br /><br />Lors d’un café patrimoine, le 23 juin, l’association Paris historique a évoqué son souhait d’une sauvegarde de la Halle Freyssinet, en proposant de la classer dans sa totalité  au titre des monuments historiques. Cette procédure vise à empêcher le démantèlement partiel de ce bâtiment, tel qu’il est prévu dans le projet actuel d’aménagement de la ZAC Paris-Rive gauche  qui envisage de rogner un tiers environ de l’ensemble, à l’est et à l’ouest.<br /><br />Cette Halle, située Boulevard Vincent Auriol et  bien connue des habitants du 13e , est un chef d’œuvre de l’architecture industrielle, réalisée entre 1927 et 1929, pour le compte du Chemin de fer Paris-Orléans  et destinée à servir aux messageries de la gare d’Austerlitz. Le bâtiment, de 310 m sur 72, est composé de trois nefs très bien éclairées. La conception d’ensemble réunit de nombreuses inventions techniques de son créateur Eugène Freyssinet. Celui-ci, Polytechnicien de formation, était moins célèbre qu’Eiffel, mais s’est révélé être un constructeur acharné à produire au meilleur coût des œuvres de qualité : hangars d’Orly, ponts de Plougastel, Halle de Reims et Halle Freyssinet à Paris. Il a aussi inventé un procédé de construction de ponts par éléments préfabriqués qui a été repris dans le monde entier. Mais surtout,  c’est lui qui  a mis au point  une technique de construction révolutionnaire, en inventant en 1928 le « béton précontraint ». L’utilisation de voûtes et d’arcs permet d’obtenir une compression permanente du béton qui par sa qualité offre une meilleure résistance que le béton armé et évite les fissures.  Freyssinet ne cherche pas  à faire de « l’art » et veut ignorer les maths mais pourtant ses réalisations donnent une grande impression d’équilibre et d’harmonie et se sont révélées d’une grande solidité.<br /><br />L’idée du classement de la Halle Freyssinet repose sur la volonté de sauvegarder ce témoin de l’œuvre d’un ingénieur particulièrement innovant. Cet espace très vaste, très bien conservé  a une situation centrale dans le 13e. Il présente des qualités architecturales exceptionnelles et doit pouvoir être utilisé pour un équipement public valorisant le savoir-faire et les métiers du Génie civil, l’art de bâtir et la connaissance des matériaux.  On pourrait aménager dans cet espace un musée consacré à Eugène Freyssinet, au béton « matériau d’avenir », au  Génie civil, un site de démonstrations pédagogiques, d’exposition et de conférences, une bibliothèque. Les syndicats et associations de la profession du BTP sont partenaires de ce projet qui nécessite pourtant d’être porté par une volonté politique forte.<br /><br />Une telle vocation donnée à ce lieu, pourrait s’articuler, avec la présence voisine de l’école d’architecture logée dans l’ancienne SUDAC, autre bâtiment industriel prestigieux. Cela pourrait illustrer la volonté de réorienter cette partie de l’arrondissement vers des activités de production. Pourtant se pose la question de savoir si on veut préserver l’ensemble de la Halle comme le souhaite Paris historique ou si on accepte d’en retrancher une partie dans le cadre du projet de la Semapa qui envisage la construction de logements sociaux et l’aménagement de jardins sur les marges de ce bâtiment.  En tant qu’habitants du 13e nous sommes concernés aussi bien par le désir de préserver notre patrimoine local que par les projets d’équipement de ce quartier isolé. Relier à l’ancien 13e ces zones, coupées par les emprises ferroviaires et hospitalières, est un enjeu   que nous ne devons pas négliger. Il ne faudrait pas non plus que faute  d’intérêt des investisseurs publics, ce lieu exceptionnel, actuellement loué par RFF à une entreprise qui crée des « évènements », soit récupéré par le privé et rendu en cela peu accessible pour les habitants et les travailleurs.<br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110624-162019</id>
		<issued>2011-06-24T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-06-24T00:00:00Z</modified>
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		<title>Aires de rien : quand, petit à petit, le rien se construit !</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110505-152254" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Les réunions publiques organisées par l&#039;équipe <b>« Aires de Rien » </b>donnent un aperçu concret de la démarche qu’elle propose. Le groupe de travail a ainsi présenté, le 4 mai, l’état de sa réflexion à propos de <b>cinq des sites</b> identifiés comme des « <b>délaissés </b>» qui peuvent être intéressants à valoriser. Leurs propositions prennent en compte la topographie, les contraintes, la réglementation mais reflètent aussi les attentes de la population qui fait partie du périmètre concerné (<b>CQ 8</b>).<br /> <br />C’est donc avec les habitants que s’ouvre le dialogue, pour confronter les projets en question. Et l’on observe qu’ils ont des choses à dire car ils connaissent bien ces lieux où ils vivent maintenant mais aussi ils savent souvent comment c’était hier. Ils remarquent que parfois c’était mieux alors (prolongement de la rue Donmrémy, pavage de la place Jeanne d’Arc…). Ils ont des idées sur ce qu’on peut améliorer : telle placette par exemple peut être végétalisée mais ça ne suffira pas à compenser les inconvénients de l’acoustique  (effet de résonnance). A la place des potelets disgrâcieux qui servent à interdire le stationnement, ils proposent des bacs à fleur qui auront le même effet dissuasif, mais plus joliment. Les projets peuvent aussi varier dans le temps : la passerelle Charcot, devant le MK2, est provisoire, mais rien n’empêche d’y prévoir des installations temporaires et là les suggestions abondent : patinoire, marché de Noël, jardins partagés… Ils souhaitent, en tout cas, que ça reste un lieu de vie comme ça l’est actuellement pour les jeunes qui l’investissent.<br /><br />Chacun peut donc s’exprimer et être entendu. Tout n’est pas faisable, les attentes sont diverses, contradictoires, mais il y a débat. Les membres du groupe de travail sont à l’écoute mais ils ne sont pas les seuls. La représentante de la mairie du 13e s’est dite intéressée par cette remontée des opinions de l’usager mais elle en pose les limites : c’est à propos de la place Jeanne d’Arc. Ne s’agit-il pas ici d’un projet d’aménagement urbain qui va au-delà du projet aires de rien? On lui répond que ce projet se veut modeste, qu’il ne prévoit que des <b>« préconisations »</b>, c’est-à-dire des suggestions,  et cela sur une surface bien délimitée (autour de l’Eglise). Néanmoins, cet apport des usagers, aussi limité qu’il soit, peut permettre d&#039;affiner la réflexion sur une reconfiguration de toute la place. Végétaliser l’espace « délaissé », y installer des bancs pourraient ajouter à l’attractivité des lieux, et contribuer ainsi à l&#039;élaboration d&#039;un projet plus global. Et puis, n’est-il pas intéressant de prendre en compte le regard de ceux qui y vivent et qui déplorent que la magnifique vue que l’on a de leur place vers le Panthéon soit malheureusement limitée par des panneaux de signalisation et des feux de circulation ? C’est en vivant sur place qu’on sait ces choses-là.<br /><br />Et puis ces échanges peuvent déboucher sur des avantages collatéraux : une habitante propose que l’un des derniers cafés de la place Jeanne d’Arc, qui est à louer, soit repris collectivement pour y perpétuer l’esprit de convivialité de tradition dans le quartier.<br />Cette construction collective se fait lentement mais sûrement. <br /><br />Mais restent <b>quelques questions</b> :<br />- Ceux qui viennent peuvent s’exprimer et être écoutés. Mais qu’en est-il de ce que pensent ceux qui ne viennent pas ?<br />- Apprivoiser les vides c’est bien, mais il ne faut pas oublier le charme des terrains « vagues », lieux de spontanéité et de création.<br />]]></content>
		<id>http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110505-152254</id>
		<issued>2011-05-05T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-05-05T00:00:00Z</modified>
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		<title><b>Lire et construire sa ville, en marchant</b><i></title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ada13.com/blog/index.php?entry=entry110501-144216" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Deux associations <b>« Les Promenades Urbaines »</b>, (www.promenades-urbaines.com) et <b>« A travers Paris »</b>, (www.atraversparis.com) ont organisé le 9 avril <b>« Les Promenades du Grand Paris »</b>, pour faire participer concrètement les marcheurs à la construction de ce Grand Paris. Cette approche du vécu local sur le terrain s’est prolongée en soirée par un débat au Pavillon de l’Arsenal qui a fait échanger experts et usagers.<br /><br /><b>* Georges Amar</b>, prospectiviste à la RATP, a souligné l’importance de la marche, moyen  certes « modeste » de se déplacer, mais incontournable. Si le transport est un outil qui évoque les déplacements « obligés », la marche renvoie plutôt au concept de <i>mobilité </i>: on bouge à son gré, à son rythme, on réintroduit le corps. On cherchait à marcher moins, désormais on veut marcher plus, intelligemment. C’est aussi un lien direct avec le territoire qui fait appel à <i>l’innovation</i>, pour repérer itinéraires et lieux de pause comme <i>les bancs publics</i> qui doivent être réinsérés dans la ville. La marche est donc le complément des autres modes de transport avec lequel on doit l’articuler dans un processus <i>d’intermodalité</i>.<br /><br /><b>* Bertrand Lemoine</b>, directeur général de l’Atelier international du Grand Paris, rappelle que de nombreuses promenades inédites sont possibles à Paris mais aussi hors de la ville (zone de 40 à 50 km de diamètre). Marcher permet de découvrir de nouveaux territoires, d’apprendre à les connaître et de faire le lien entre eux. Cette traversée nécessite cependant de la <i>porosité </i>dans cette grande ville qu’on a tendance à structurer, morceler, y compris dans la petite ceinture (grilles, codes). Dans un monde où domine la recherche de vitesse (transports, transmission de l’information), il faut réinventer la <i>flânerie</i>, qui fait « marcher sans y penser » (cf. Balzac) donc vivre, désirer, posséder. La ville doit aussi être <i>hétérogène</i>, laisser la place à la surprise (délaissés, envers…). Les lieux compliqués d’accès renforcent le charme de la découverte : trouver le passage permet d’agir sur les espaces urbains.<br /><br /><b>* Maud Le Floc’h</b>,  directrice du pôle de recherche sur les arts de la ville ou  pOlau (http://www.polau.org/) cherche à <i>décloisonner </i>les espaces et leur approche, en reliant arts de la rue et arts de l’espace et en faisant remonter les initiatives métropolitaines. Dans 13 villes, par exemple, ont été organisés une expérience de <i>« marche prospective »</i> : des parcours d&#039;une journée associent sur un territoire un élu et un artiste qui remettent ensuite un carnet de bord.  L’élu y applique sa connaissance de la ville et l’artiste apporte un regard extérieur et des idées.<br /><br /><b>* Hélène Sallet-Lavorel</b>, du Comité du Tourisme de Seine-Saint-Denis (www.tourisme93.com/), propose un <i>« tourisme participatif »</i>, faisant dialoguer « touristes » et habitants. L’idée est de faire venir au-delà du périphérique des visiteurs a priori attirés par le pôle attractif qu’est le centre de Paris. En partant des initiatives d’associations locales, il s’agit de découvrir des identités autres : des <i>rencontres </i>avec les habitants qui racontent ce qu’ils connaissent, des visites d’entreprises où les travailleurs parlent de leur métier, de leur  savoir-faire, de leurs innovations. C’est une valorisation des potentiels locaux qui repose sur un travail sur la fierté de ce qu’on est et qui permet de bien intégrer les visiteurs. Il y a ici un changement d’échelle au delà de la ville, qui est susceptible de faciliter les échanges, et qu’il faut encourager. Mais pour cela il serait bon, déjà, d’améliorer la signalétique sur les réseaux de transport en région parisienne.<br /><br /><b>* Chantal Deckmyn</b>, directrice « Lire la ville » de Marseille, (http://lirelaville.unblog.fr/lire-la-ville/) pense que l’approche technique de la ville doit s’accompagner d’une <i>lecture culturelle</i> (lecture, écriture, art). La ville c’est l’accès à l’emploi et il faut faire sortir et accompagner ce qui est invisible chez les gens, leurs connaissances et leurs compétences. Cette démarche valable pour tous est particulièrement intéressante pour les publics jugés « inemployables » pour des raisons diverses (fragilité sociale, niveau de formation, problèmes de santé°. En matière de ville, la lecture est une traduction grâce au recueil patient de <i>témoignages</i>, de récits oraux, écrits, graphiques qui racontent le territoire, sa genèse, ses formes, les échelles en jeu. Ce travail s’appuie sur des <i>outils </i>: cartographie, observations, analyses, préconisations, programmes, projets… regarder le temps long permet de fonder une ville.<br /><br /><b>* Jean-Pierre Charbonneau</b>, (www.jpcharbonneau-urbaniste.com), architecte et urbaniste, montre que dans ce monde où domine encore la voiture, marcher permet d’aller voir sur place, de connaître les ambiances, les distances, les valeurs d’un territoire. On marche partout, tous les jours.  La marche doit être considérée comme un moyen de transport comme les autres et qui rajoute de l’urbanité. Il est important de conserver des <i>lieux d’échange</i> : la balade donne le contact avec les autres, peut être une fête, permet de se replacer dans l’espace urbain et au cœur des politiques publiques Mais la marche est parfois rendue difficile pour certaines catégories (enfants, personnes âgées ou handicapées). Il y a des coupures, des fermetures car on veut rester entre soi, il faut écarter « les autres ». Il est important de donner <i>des lieux pour s’asseoir</i>. Il y a aussi dégradation de la convivialité : le mobilier urbain est de plus en plus agressif, inconfortable, avec l’objectif de faire sortir de l’espace public les personnes jugées « indésirables ». Il faut un projet politique pour lutter contre cette exclusion. On peut intervenir en créant <i>notre propre mobilier urbain,</i> en allant le placer un peu partout. <br /><br />A suivre…<br />]]></content>
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		<issued>2011-05-01T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-05-01T00:00:00Z</modified>
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		<title>Lettre d&#039;ADA 13 au garant de la concertation Syctom et réponse du garant</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<center>Paris, le 11 mars 2011 <br /><br />Monsieur Guihéneuf<br />Garant de la concertation<br />Syctom<br />35, boulevard de Sébastopol<br />75001 Paris</center><br /><br />Monsieur le Garant,<br /><br />Notre association a suivi avec un grand intérêt la première phase de la concertation  engagée sur le projet de transformation du centre de traitement des déchets ménagers à Ivry-Paris XIII et apprécié positivement les évolutions constatées depuis que le projet a été présenté au débat public.<br /><br />Il nous est apparu que le maintien à Ivry de la capacité d’incinération de 350 000 tonnes par an est surtout lié à la production de vapeur pour le réseau de chauffage urbain, et nous regrettons que ce choix n’ait pas été abordé de façon plus approfondie.<br />Quoiqu’il en soit, il n’est pas question pour nous de revenir sur cette phase de la concertation mais il nous semble nécessaire de tenir enfin le Forum public de restitution des ateliers qui  a dû être annulé en décembre dernier en raison des conditions climatiques.<br /><br />Il nous semble également nécessaire d’établir un calendrier précis pour la deuxième phase de concertation, normalement prévue dès la fin de ce mois de mars 2011. Nous comptons sur votre diligence pour faire avancer les choses sur ces deux points et nous exprimons notre confiance dans votre action pour la poursuite de cette concertation.<br /><br />Nous vous prions de croire, Monsieur le Garant, à l’assurance de notre considération la meilleure<br /><center>Françoise Samain<br /><br />Présidente d’ADA 13</center><br /><center>**************************************************************************</center><br /><center>Pierre-Yves GUIHENEUF<br />Garant de la concertation<br />Projet de transformation du centre de traitement Ivry-Paris XIII<br /><br /><center>Le 25 mars 2011.<br />Mme Françoise Samain<br />Association ADA 13<br />5 Avenue de la Soeur Rosalie</center><br /><center>75013 Paris</center></center><br /><br />Madame la Présidente,<br /><br />Je vous remercie de votre courrier en date du 11 mars 2011.<br />Vous attirez mon attention sur l’importance que vous attachez à la tenue d’un Forum public<br />de restitution des ateliers et sur la nécessité d’établir un calendrier de la deuxième phase de<br />concertation.<br /><br />En ce qui concerne ce forum, je considère comme vous qu’il est nécessaire de mettre en<br />place une action d’information du grand public présentant les résultats de la concertation et<br />les avancées du projet. Il me semble cependant que des conditions doivent être réunies pour<br />cela. Cette réunion doit pouvoir se tenir dans un climat apaisé, ne serait-ce que dans un<br />objectif de respect du public. Il serait regrettable qu’elle soit considérée comme un moyen de<br />prolonger des controverses qui n’ont pas pu trouver d’issue lors des précédentes réunions.<br />De mon point de vue, il ne s’agit pas de nier l’existence de désaccords mais d’en faire un<br />constat objectif sans utiliser le public comme un arbitre des différends qui subsistent.<br /><br />J’ai fait état, dans le rapport d’étape que je transmets ce jour à M. Fournet pour communication aux partenaires de la concertation, de la nécessité d’organiser – avec<br />suffisamment d’anticipation – cette information du public. Je souhaite que ses modalités soient préalablement discutées dans le cadre du Groupe de coordination en charge de la préparation des réunions de la concertation. Si nous parvenons à un consensus à ce niveau, ce que je crois possible, il n’y a aucune raison pour que cette réunion publique ne puisse pas se tenir.<br /><br />En ce qui concerne le calendrier des réunions de la deuxième phase, j’estime comme vous qu’il y a urgence à les préparer. La première pourrait être organisée fin avril et j’ai demandé une réunion rapide du groupe de coordination pour en fixer les modalités. Pour le moment, et<br />du fait des tensions qui sont apparues entre certains partenaires de la concertation, le<br />Syctom n’a pas confirmé sa participation à cette réunion préparatoire. J’ai donc fait état de<br />ma demande à ce sujet au Comité syndical du Syctom, qui doit se réunir à la fin de ce mois.<br />En vous remerciant de l’attachement que vous portez à cette concertation et <i>de l’attitude constructive que vous manifestez</i>, je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma considération la meilleure.<br /><br />Pierre-Yves GUIHENEUF]]></content>
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